Voir la version complète : Enfant a problème de comportements svp j ai besoin de votre avis!!!
Marilynt86
31/03/2011, 18:25
Bonjour c'est la première fois que je viens écrire dans un forum j'ai un petit garçon de 3ans qui a commencé en Janvier quand il est arrivé ici il n'avait jamais fait de sieste,buvais au gobelet n'avait pas commencé les étapes de la propreté...ect Depuis qu'il a commencé ici il a fait beaucoup de progrès sur plusieurs aspects il est propre a 100%ici mais pas a la maison.Il boit dans un verre de grand il formule des phrase complète ect.. Cependant il est très violent il frappe les amis avec des jouets,lance des jouets,pousse,saute sur les amis,brise le matériel il a déjà causé une blessure a une amie qui a du aller vérifier a l'hôpital que tout est correct...Il a d'étranges comportements ex:il tourne très souvent sur lui-même ou autour d un objet,il court partout la tête dans les airs ,fonce dans les amis ectt il ne veut pas participer aux atelier dirigé car il est difficile pour lui de rester assis ou concentrer a une seule chose.Il est incontrôlable pendant la sieste il empêche souvent tous les amis de dormir car il fait des sons avec sa bouche parle a haute voix sans arrêt donne des coup de pieds sur son matelas,rit et fait des grimaces ect...Lorsque je raconte l'histoire avant le dodo il répète souvent tout ce que je dis et se balance la tête de gauche a droite.Il adore tout ce qui tourne ou fait de la lumière.Il ne connait pas ses couleurs ni les animaux de bases j ai essayé de lui monter mais c'est difficile car au lieu de répondre il répète la question ou répond toujours la même chose ex:cochon...Malgré que j ai toujours été en contact avec des enfants au cours de ma vie je n'avais jamais eu a géré de tel comportements.J'ai essayé tous les trucs vu sur ce forum et autres..Je parle de mes observations aux parents qui pensent aller consulter au cas ou.Je ne suis pas une spécialiste mais je crois vraiment qu'il a une des difficultés qui devraient être vu par un médecin.Je suis une nouvelle garderie privé en milieu familial ouverte depuis un peu plus de 3 mois alors je voulais le garder car je croyais que peut-être que ca se réglerais que je pouvais essayer différentes techniques d'interventions mais la les filles j'en peux plus je suis a bout de trucs.J'ai peur pour la sécurité des autres enfants.Que dois-je faire je me demande si je devrais briser son contrat car je ne crois pas pouvoir continuer ainsi encore longtemps...Avez vous des conseils a me donner.Si il y aurait qu'un point a améliorer ca serait plus facile mais la je ne sais pas ou commencer..Svp aidez moi ..Et j ai vu que quelques fois les filles sont rof entre elles je n ai pas besoin d'insultes mais bien d'expériences et de conseils .Merci a l'avance...Je tiens a préciser que ca va super bien avec les autres enfants et que j'adore mon métier :)
Charlie Angel
31/03/2011, 20:40
je pourrais t'envoyer un document pour t'aider a bien mettre par ecris tes observation afin de presenter les faits aux parents.
Par la suite ils auront a decider des demarches à suivres...
voici comment
Dire aux parents que leur enfant a besoin d'aide
Barbara Kaiser et Judy Sklar Rasminsky
Les intervenantes en garderie se retrouvent sur la ligne de front quand il s'agit de dépister les problèmes majeurs physiques, cognitifs, sociaux et affectifs chez les jeunes enfants. En raison de leur formation en éducation de la petite enfance et de leur expérience auprès de nombreux enfants, elles sont bien préparées pour constater si les enfants dont elles s'occupent éprouvent des difficultés -- si, par exemple, un enfant n'entend pas bien ou a un comportement particulièrement agressif.
Les éducatrices solutionnent de petits problèmes tous les jours mais il faut traiter différemment des problèmes majeurs. Sans aide supplémentaire, les intervenantes en garderie seront rapidement épuisées. Il faut informer les parents quand les enfants ont des besoins spéciaux. Ils ont la responsabilité ultime pour leur enfant et ce sont eux qui doivent prendre les décisions. Un diagnostic et un traitement précoces sont souvent d'une importance vitale.
Mais, dire aux parents que leur enfant n'est pas parfait est la chose la plus difficile à faire au monde. Ce n'est pas une nouvelle qui leur fait plaisir. Ils peuvent soupçonner que leur enfant est différent mais espérer que c'est parce qu'il se développe à son propre rythme et qu'il rattrapera les autres plus tard. Ils peuvent avoir évité d'aborder le sujet avec leur pédiatre et ils ne désirent certainement pas voir une autre professionnelle confirmer leurs plus grandes craintes.
une directrice ou une superviseure de garderie ou de garde en milieu familial peut-elle fournir de l'aide dans une telle situation? Comment collaborer avec l'intervenante pour trouver la meilleure façon de dire la vérité aux parents et d'obtenir leur pleine coopération pour aider l'enfant?
Lorsqu'une éducatrice est confrontée à un sérieux problème chez un enfant, elle doit d'abord en parler à la superviseure. Certaines intervenantes en garderie peuvent hésiter à demander de l'aide à la superviseure de peur de passer pour une incompétente. Une façon d'éviter une telle situation est de faire de la reddition de compte une question de routine -- une politique écrite -- afin que la compétence de personne ne soit pas mise en doute. Une autre méthode consiste à mettre une discussion sur les enfants à l'ordre du jour des réunions du personnel; certaines éducatrices sont plus à l'aise à l'idée de pouvoir compter sur le soutien de leurs collègues. Les éducatrices doivent se rappeler que les enfants ne se développent pas tous au même rythme, particulièrement dans un environnement multiculturel où les valeurs et les styles de vie varient considérablement. Par conséquent, il est utile d'obtenir les commentaires de toutes les personnes en relation avec l'enfant.
La superviseure doit aussi observer l'enfant pendant un certain temps et dans différentes circonstances afin de contribuer à déterminer le problème et découvrir s'il s'agit d'une réaction à sa présence à la garderie ou d'un problème de l'enfant. Étant donné que les observations de la superviseure et des éducatrices serviront de base aux actions futures, elles doivent être détaillées, concrètes, précises et notées. Lorsque vous avez terminé vos observations, réunissez-vous pour analyser les comportements. Est-ce que Adam attaque les autres durant les périodes de transition ou quand il y a trop d'enfants dans la pièce? A-t-il de la difficulté à verbaliser ses désirs? Son comportement est-il complètement imprévisible? S'agit-il d'un comportement répétitif?
Vous pouvez maintenant formuler un plan. Si le comportement de l'enfant laisse à désirer durant certaines périodes de la journée, essayez de mettre en place un arrangement pour éliminer ou atténuer le problème. Pendant ce temps, la directrice devrait trouver un endroit où la famille peut se rendre pour une évaluation formelle et découvrir quelles ressources sont disponibles dans la communauté. Combien de temps devront-ils attendre pour un rendez-vous? Devront-ils payer pour le test? Il sera plus facile aux parents de passer à l'action si vous leur fournissez un nom et un numéro de téléphone.
Il importe de faire preuve de clarté, de cohérence et d'organisation quand vous vous adressez aux parents. Pour ce faire, vérifiez tous les détails ensemble avant la réunion. Qui parlera? Si l'éducatrice de l'enfant possède la maturité et l'expérience, elle est sans doute la meilleure personne pour le faire. (La directrice, ou la superviseure, peut intimider les parents). Toutefois, une éducatrice qui ne se sent pas à l'aise face à une tâche si importante et inquiétante pourrait souhaiter votre appui.
Avant que l'une d'entre vous ne communique avec les parents, assurez-vous de la disponibilité de votre intervenante de garde. La plupart des parents voudront vous rencontrer le lendemain ou plus tôt. En fait, cette réunion est si importante qu'il conviendrait d'embaucher une suppléante au besoin. Même si l'intervenante se propose de rencontrer seule les parents, vous devriez aussi être disponible.
L'éducatrice devrait établir le premier contact avec les parents si elle le peut. Elle ne doit pas téléphoner aux parents au travail pour éviter la panique. Au lieu de cela, elle devrait écrire une note leur demandant de venir la rencontrer et, à leur arrivée, elle devrait leur dire quelque chose comme «Je suis préoccupée par le langage de Laurence (ou le comportement ou l'acuité auditive) et j'aimerais en parler avec vous. Pouvons-nous prendre un rendez-vous? Elle doit être prête à résister aux tentatives des parents à parler tout de suite et trouver plutôt un endroit tranquille et privé - le bureau de la directrice ou une salle libre - où ils ne seront pas interrompus. Demandez aux deux parents d'être présents afin d'éviter les malentendus.
Il faut surtout que la personne qui parle aux parents soit chaleureuse, aimable et sympathique. Commencez sur une note positive afin de les mettre à l'aise et les rendre plus réceptifs : «Anna est une enfant très affectueuse et douce; elle a de nombreux amis à la garderie.» Ont-ils remarqué qu'elle ne semble pas toujours comprendre ce qu'ils disent ou que son langage n'est pas toujours clair? Comment traitent-ils de ce problème à la maison? En ont-ils parlé à quelqu'un?
Sans cataloguer le comportement ou l'enfant, décrivez ce que vous avez remarqué à la garderie. Il ne faut ni minimiser ni exagérer -- l'honnêteté et la précision sont les meilleurs outils à utiliser pour rejoindre les parents. Faites remarquer que la garderie ne peut pas, à elle seule, fournir tous les services dont Anna a besoin pour s'épanouir. Si elle doit rester à la garderie, vous aurez besoin d'aide. Expliquez-leur qu'ils devraient faire évaluer leur enfant par une professionnelle qui pourrait leur recommander des services de soutien additionnel à la maison et à la garderie.
Certains parents préfèrent consulter leur propre pédiatre. Il s'agit d'une solution raisonnable et vous devriez appuyer leur décision. Afin de vous assurer que le médecin soit au courant de tout ce que vous avez observé chez l'enfant, vous voudrez peut-être lui écrire une lettre de présentation que vous remettrez aux parents. N'oubliez pas d'en donner une copie aux parents.
Dites aux parents que vous êtes disponible en tout temps s'il y a un problème mais fixez un délai concernant l'intervention professionnelle. Organisez une réunion de suivi pour tenir compte des rendez-vous et des développements, bons et mauvais. Vous voudrez les rencontrer plus tard, mais ne les surcharger pas. Ils seront confrontés par une multitude de problèmes - sentiments de tristesse et de colère, possibilités de problèmes conjugaux, heures additionnelles à travailler avec l'enfant et attentes dans les bureaux de médecin. S'ils doivent attendre trois mois pour voir une spécialiste, vous devrez élaborer ensemble un plan de «survie» temporaire.
Certains parents ne peuvent pas considérer la possibilité que leur enfant ait un sérieux problème. Ils préfèrent faire semblant que tout va bien plutôt que d'abandonner tous les rêves qu'ils entretenaient pour leur enfant. Même si vous faites preuve d'extrême délicatesse, les parents peuvent décider de retirer l'enfant de la garderie ou refuser tout simplement de collaborer. S'ils ne sont pas disposés à obtenir le soutien nécessaire pour que l'enfant reste à la garderie, sa présence peut rendre le travail de l'éducatrice trop stressant et compromettre la qualité des soins fournis aux autres enfants. Il peut en être de même si le processus d'évaluation et d'aiguillage ne fournit pas l'aide requise ou si le problème est très sérieux et que les parents ne peuvent pas obtenir de l'aide dans un délai raisonnable. Dans ces situations, toute directrice responsable doit accorder la priorité aux besoins des autres enfants et du personnel. Même s'il s'agit d'une décision difficile à prendre, vous n'avez d'autre choix que de demander aux parents de retirer leur enfant de la garderie.
Cependant, une fois que la famille a obtenu de l'aide et figure sur une liste d'attente, elle est prête à travailler avec vous et la dynamique de la situation change souvent. L'appui de la famille ne diminue pas systématiquement la charge des intervenantes mais tout le monde est plus engagé à régler la situation. Les intervenantes peuvent avoir besoin de soutien additionnel de votre part, particulièrement s'il doit s'écouler quelque temps avant de mettre en place un nouveau système. Si possible, offrez-leur une journée de congé, amenez l'enfant dans votre bureau ou embauchez du personnel additionnel pour quelques heures afin de leur donner une pause.
Barbara Kaiser enseigne en éducation de la petite enfance au Collège Marie-Victorin de Montréal. Elle est la directrice-fondatrice de la Garderie Narnia, un établissement sans but lucratif à Westmount au Québec. Barbara et l'écrivain Judy Sklar Rasminsky sont les co-auteures d'un livre sur la garde à l'enfance publié par les Éditions Libre Expression à Montréal.
Source: Cet article a été publié dans Interaction (http://www.cccf-fcsge.ca/publications/interaction_fr.htm) (volume. 7, no 4), la revue de la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance.
PHANILIPRIX
31/03/2011, 21:07
je pourrais t'envoyer un document pour t'aider a bien mettre par ecris tes observation afin de presenter les faits aux parents.
Par la suite ils auront a decider des demarches à suivres...
voici comment
Dire aux parents que leur enfant a besoin d'aide
Barbara Kaiser et Judy Sklar Rasminsky
Les intervenantes en garderie se retrouvent sur la ligne de front quand il s'agit de dépister les problèmes majeurs physiques, cognitifs, sociaux et affectifs chez les jeunes enfants. En raison de leur formation en éducation de la petite enfance et de leur expérience auprès de nombreux enfants, elles sont bien préparées pour constater si les enfants dont elles s'occupent éprouvent des difficultés -- si, par exemple, un enfant n'entend pas bien ou a un comportement particulièrement agressif.
Les éducatrices solutionnent de petits problèmes tous les jours mais il faut traiter différemment des problèmes majeurs. Sans aide supplémentaire, les intervenantes en garderie seront rapidement épuisées. Il faut informer les parents quand les enfants ont des besoins spéciaux. Ils ont la responsabilité ultime pour leur enfant et ce sont eux qui doivent prendre les décisions. Un diagnostic et un traitement précoces sont souvent d'une importance vitale.
Mais, dire aux parents que leur enfant n'est pas parfait est la chose la plus difficile à faire au monde. Ce n'est pas une nouvelle qui leur fait plaisir. Ils peuvent soupçonner que leur enfant est différent mais espérer que c'est parce qu'il se développe à son propre rythme et qu'il rattrapera les autres plus tard. Ils peuvent avoir évité d'aborder le sujet avec leur pédiatre et ils ne désirent certainement pas voir une autre professionnelle confirmer leurs plus grandes craintes.
une directrice ou une superviseure de garderie ou de garde en milieu familial peut-elle fournir de l'aide dans une telle situation? Comment collaborer avec l'intervenante pour trouver la meilleure façon de dire la vérité aux parents et d'obtenir leur pleine coopération pour aider l'enfant?
Lorsqu'une éducatrice est confrontée à un sérieux problème chez un enfant, elle doit d'abord en parler à la superviseure. Certaines intervenantes en garderie peuvent hésiter à demander de l'aide à la superviseure de peur de passer pour une incompétente. Une façon d'éviter une telle situation est de faire de la reddition de compte une question de routine -- une politique écrite -- afin que la compétence de personne ne soit pas mise en doute. Une autre méthode consiste à mettre une discussion sur les enfants à l'ordre du jour des réunions du personnel; certaines éducatrices sont plus à l'aise à l'idée de pouvoir compter sur le soutien de leurs collègues. Les éducatrices doivent se rappeler que les enfants ne se développent pas tous au même rythme, particulièrement dans un environnement multiculturel où les valeurs et les styles de vie varient considérablement. Par conséquent, il est utile d'obtenir les commentaires de toutes les personnes en relation avec l'enfant.
La superviseure doit aussi observer l'enfant pendant un certain temps et dans différentes circonstances afin de contribuer à déterminer le problème et découvrir s'il s'agit d'une réaction à sa présence à la garderie ou d'un problème de l'enfant. Étant donné que les observations de la superviseure et des éducatrices serviront de base aux actions futures, elles doivent être détaillées, concrètes, précises et notées. Lorsque vous avez terminé vos observations, réunissez-vous pour analyser les comportements. Est-ce que Adam attaque les autres durant les périodes de transition ou quand il y a trop d'enfants dans la pièce? A-t-il de la difficulté à verbaliser ses désirs? Son comportement est-il complètement imprévisible? S'agit-il d'un comportement répétitif?
Vous pouvez maintenant formuler un plan. Si le comportement de l'enfant laisse à désirer durant certaines périodes de la journée, essayez de mettre en place un arrangement pour éliminer ou atténuer le problème. Pendant ce temps, la directrice devrait trouver un endroit où la famille peut se rendre pour une évaluation formelle et découvrir quelles ressources sont disponibles dans la communauté. Combien de temps devront-ils attendre pour un rendez-vous? Devront-ils payer pour le test? Il sera plus facile aux parents de passer à l'action si vous leur fournissez un nom et un numéro de téléphone.
Il importe de faire preuve de clarté, de cohérence et d'organisation quand vous vous adressez aux parents. Pour ce faire, vérifiez tous les détails ensemble avant la réunion. Qui parlera? Si l'éducatrice de l'enfant possède la maturité et l'expérience, elle est sans doute la meilleure personne pour le faire. (La directrice, ou la superviseure, peut intimider les parents). Toutefois, une éducatrice qui ne se sent pas à l'aise face à une tâche si importante et inquiétante pourrait souhaiter votre appui.
Avant que l'une d'entre vous ne communique avec les parents, assurez-vous de la disponibilité de votre intervenante de garde. La plupart des parents voudront vous rencontrer le lendemain ou plus tôt. En fait, cette réunion est si importante qu'il conviendrait d'embaucher une suppléante au besoin. Même si l'intervenante se propose de rencontrer seule les parents, vous devriez aussi être disponible.
L'éducatrice devrait établir le premier contact avec les parents si elle le peut. Elle ne doit pas téléphoner aux parents au travail pour éviter la panique. Au lieu de cela, elle devrait écrire une note leur demandant de venir la rencontrer et, à leur arrivée, elle devrait leur dire quelque chose comme «Je suis préoccupée par le langage de Laurence (ou le comportement ou l'acuité auditive) et j'aimerais en parler avec vous. Pouvons-nous prendre un rendez-vous? Elle doit être prête à résister aux tentatives des parents à parler tout de suite et trouver plutôt un endroit tranquille et privé - le bureau de la directrice ou une salle libre - où ils ne seront pas interrompus. Demandez aux deux parents d'être présents afin d'éviter les malentendus.
Il faut surtout que la personne qui parle aux parents soit chaleureuse, aimable et sympathique. Commencez sur une note positive afin de les mettre à l'aise et les rendre plus réceptifs : «Anna est une enfant très affectueuse et douce; elle a de nombreux amis à la garderie.» Ont-ils remarqué qu'elle ne semble pas toujours comprendre ce qu'ils disent ou que son langage n'est pas toujours clair? Comment traitent-ils de ce problème à la maison? En ont-ils parlé à quelqu'un?
Sans cataloguer le comportement ou l'enfant, décrivez ce que vous avez remarqué à la garderie. Il ne faut ni minimiser ni exagérer -- l'honnêteté et la précision sont les meilleurs outils à utiliser pour rejoindre les parents. Faites remarquer que la garderie ne peut pas, à elle seule, fournir tous les services dont Anna a besoin pour s'épanouir. Si elle doit rester à la garderie, vous aurez besoin d'aide. Expliquez-leur qu'ils devraient faire évaluer leur enfant par une professionnelle qui pourrait leur recommander des services de soutien additionnel à la maison et à la garderie.
Certains parents préfèrent consulter leur propre pédiatre. Il s'agit d'une solution raisonnable et vous devriez appuyer leur décision. Afin de vous assurer que le médecin soit au courant de tout ce que vous avez observé chez l'enfant, vous voudrez peut-être lui écrire une lettre de présentation que vous remettrez aux parents. N'oubliez pas d'en donner une copie aux parents.
Dites aux parents que vous êtes disponible en tout temps s'il y a un problème mais fixez un délai concernant l'intervention professionnelle. Organisez une réunion de suivi pour tenir compte des rendez-vous et des développements, bons et mauvais. Vous voudrez les rencontrer plus tard, mais ne les surcharger pas. Ils seront confrontés par une multitude de problèmes - sentiments de tristesse et de colère, possibilités de problèmes conjugaux, heures additionnelles à travailler avec l'enfant et attentes dans les bureaux de médecin. S'ils doivent attendre trois mois pour voir une spécialiste, vous devrez élaborer ensemble un plan de «survie» temporaire.
Certains parents ne peuvent pas considérer la possibilité que leur enfant ait un sérieux problème. Ils préfèrent faire semblant que tout va bien plutôt que d'abandonner tous les rêves qu'ils entretenaient pour leur enfant. Même si vous faites preuve d'extrême délicatesse, les parents peuvent décider de retirer l'enfant de la garderie ou refuser tout simplement de collaborer. S'ils ne sont pas disposés à obtenir le soutien nécessaire pour que l'enfant reste à la garderie, sa présence peut rendre le travail de l'éducatrice trop stressant et compromettre la qualité des soins fournis aux autres enfants. Il peut en être de même si le processus d'évaluation et d'aiguillage ne fournit pas l'aide requise ou si le problème est très sérieux et que les parents ne peuvent pas obtenir de l'aide dans un délai raisonnable. Dans ces situations, toute directrice responsable doit accorder la priorité aux besoins des autres enfants et du personnel. Même s'il s'agit d'une décision difficile à prendre, vous n'avez d'autre choix que de demander aux parents de retirer leur enfant de la garderie.
Cependant, une fois que la famille a obtenu de l'aide et figure sur une liste d'attente, elle est prête à travailler avec vous et la dynamique de la situation change souvent. L'appui de la famille ne diminue pas systématiquement la charge des intervenantes mais tout le monde est plus engagé à régler la situation. Les intervenantes peuvent avoir besoin de soutien additionnel de votre part, particulièrement s'il doit s'écouler quelque temps avant de mettre en place un nouveau système. Si possible, offrez-leur une journée de congé, amenez l'enfant dans votre bureau ou embauchez du personnel additionnel pour quelques heures afin de leur donner une pause.
Barbara Kaiser enseigne en éducation de la petite enfance au Collège Marie-Victorin de Montréal. Elle est la directrice-fondatrice de la Garderie Narnia, un établissement sans but lucratif à Westmount au Québec. Barbara et l'écrivain Judy Sklar Rasminsky sont les co-auteures d'un livre sur la garde à l'enfance publié par les Éditions Libre Expression à Montréal.
Source: Cet article a été publié dans Interaction (http://www.cccf-fcsge.ca/publications/interaction_fr.htm) (volume. 7, no 4), la revue de la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance.
Wow pas trop difficile de savoir ton identité :p :p :p
les bons documents voyagent
Marilynt86
31/03/2011, 21:34
Merci beaucoup PHANILIPRIX pour ta réponse très complète:)en fait j ai fait une erreur dans mon texte en écrivant garderie je suis une RSG et j ai un milieu familial privé je n ai pas de formation pour le moment en éducation de la petite enfant ,mais j y songe...un jour...je ne suis pas affilié pour l instant donc personne a qui demander de l'aide:S Je suis une personne aimante et attentionné envers les enfants a l'écoute de leur besoin.Toutes ces observations ne sont donc pas basé sur un cours donc c'est plus délicat d'aborder le sujet.Car c'est plutôt selon ma logique et de nombreuse recherches....Ma sœur vient quelquefois m'aider car elle aime beaucoup ca et elle a aussi détecté toute ces difficultés ainsi que mon conjoint qui est a la maison en ce moment car il est saisonnier.Les parents des autres enfants m'ont aussi fais des remarques mais j'évite le sujet car je trouve ca délicat et personnelle...
je ne crois pas que le fais que tu sois privée t'enleve la possibilité de faire des observations pertinantes et d'en faire part aux parents...IL faut te faire confiance tu es sûrement apte a le faire , et quand on monte bien un dossier cela a un impact direct sur le developpement futur de l'enfant.. Donc si tu t'en crois capable fais le et donne par la suite la charge aux parents d'aller chercher de l'aide ...
Ils te répondent quoi les parents quand tu leur parles des comportements de leur enfant? Observent-ils cela à la maison également? Il était où l'enfant avant? (à la maison? à la garderie?). Ils se sentent concernés/inquiets et sont collaborants les parents ou ils trouvent tout cela normal?
Les p'tits malins
02/04/2011, 16:53
Mon ancienne RSG m'a fait une liste des forces et faiblesses de mon enfant (en mars 2010) sous forme d'observation... Tu pourrais peut-être faire pareil... Moi ça m'a sonné une cloche et depuis juillet 2010 il est en attente d'évaluation à la clinique du développement...
Tu commences par ses forces toujours ex: bonne motricité fine (tiens bien les crayons, les pinceaux) etc...
Et tu énumères ensuite tes inquiétudes: ex langage (ne dis que 3 mots) est toujours dans sa bulle, ne répond pas à son nom, etc
Ce sont quelques unes des observation que ma RSG a fait pour mon fils, il avait 18 mois à ce moment là...
Marilynt86
02/04/2011, 20:56
En fait la maman du petit garçon est présentement a la maison avec une nouvelle petite sœur de 4 mois.Je crois qu'elle n'a pas beaucoup de soutien du conjoint et qu'elle est a bout de souffle,je ne vois pas beaucoup d'efforts de leur coté pour améliorer la situation ex:il est propre a 100% a la garderie mais a la maison non il arrive ici toujours en pull up...je crois que c'est un manque de volonté mais je ne veux pas tout juger j'ai fais part a plusieurs reprises de mes observations que j ai noté ds l'agenda de communication je remplis aussi présentement un dossier complet sur ses points forts et ses faiblesses ect..Après leur avoir fait part de mes observations ils m'ont dit que eux aussi avais des inquiétudes il qu'il allait consulter pour être sure mais depuis pas de nouvelle de cette fameuse consultation je crois vraiment que ce qu'il a besoin en ce moment c'est d'une personne a lui seule qui peut lui donner toute son attention mais la moi j'en ai 4 a 5 autres..je trouve cela difficile et j ai de l inquiétude des autres parents pour leur enfants car il est parfois violent ou dangereux sans le vouloir ds ses gestes brusques...c'est délicat j'ai donner des ressources aux parents ou ils peuvent obtenir de laide ainsi que des sites internet ou il y a de bonnes infos..mais je trouve cela triste a dire mais je ne pense pas le garder avec moi pour être franche, même si je l'aime beaucoup j aurais moi même besoin d'Aide pour m adapter a ses besoins je ne sais plus quoi faire comme moyens d'interventions c'est comme si il ne différenciait pas le bien et le mal..et il ne veut pas me regarder lorsque je veux lui parler il court ds tous les sens et me fuit du regard...
Marilynt86
02/04/2011, 21:09
La maman du petit garçon m a dit qu'il n'avait jamais été a la garderie avant,il était soit avec maman soit avec mamie... oui les parents observent la plupart des comportements aussi a la maison mais ils ne l'ont jamais vu avec un groupe d'enfant.Les comportements violents sont 10X+présent avec les autres enfants ...J'ai dit aux parents que se seraient bien d'inviter quelques enfants a la maison pour pouvoir observer comment ca se passe et maman m'a répondu qu'elle ne connaissait pas d'autres amis:(
Frannick
02/04/2011, 22:06
Mon fils a un trouble envahissant avec spectre autisme ... Le diagnostique ne peut être fait que part une equipe multi diciplinaire pediatre , orthophoniste , ergo , psycologue . Les attitudes que tu d'écris ressemble beaucoup a des symptomes relier a l'autisme ,sa ne veut pas dire qu'il est autiste ... mais il vaut mieux être informer ..
Voici quelques symptomes
Les symptômes de l'autisme
L'autiste :
- est fasciné par les objets qui tournent,
- obtient des résultats inégaux dans les mouvements précis,
- ne craint pas le danger,
- établit difficilement des contacts avec autrui,
- établit difficilement le contact visuel,
- est hyper actif ou hypo actif,
- s’adonne à des jeux obsessionnels,
- éclate de rire sans raison valable,
- semble être sourd,
- résiste aux caresses,
- fait des crises de larmes, est désemparé sans que l’on sache pourquoi,
- résiste aux méthodes conventionnelles d’enseignement, présente des anomalies du langage (écholalie, absence de langage)
- semble insensible à la douleur,
- résiste aux changements de routine,
- préfère s’isoler,
- exprime ses besoins par des gestes
Comme je dis sa ne veut pas dire que c sa , mais ce que tu d'écris me fait beaucoup penser a l'autisme .. Peu importe autisme ou pas avec ce que tu d'écris cette enfant devrait voir un médecin sans tarder pour qu'il puisse recevoir l'aide adéquate pour le bien de son dévelloppement .
Je suis une garderie privée, et j'ai un enfant avec des problèmes de comportements (trouble de l'anxiété)... à l'automne, il est entré dans une grave crise où simplement l'idée de sortir dehors le paniquait, il se frappait la tête à grands coups, pleurait, faisait pipi dans ses culottes, etc. Il a été vu en urgence à l'hôpital au bout de deux mois d'insistance (de ma part)par un pédopsychiatre... j'étais heureuse pour lui enfin... malheureusement le système est ainsi fait... vu qu'il n'était du secteur de l'hôpital, il l'ont référé à un clsc et un autre pédopsychiatre, il a été rencontré une première fois en décembre (les symptômes graves avaient commencé en septembre), une travailleuse sociale est venue l'observer à la mi-janvier (4 mois étaient passés depuis le début de la crise)... bien sûr, il a à peine montré les symptômes (d'autant plus que tous ces mois moi je n'avais pas chômé et j'avais mis en place une mesure de soutient temporaire, ma mère venait m'aider pendant que je travaillais avec lui). en plus les symptômes apparaissaient principalement à l'extérieur surtout lorsqu'il ventait, la travailleuse sociale n'a pu resté dehors avec ses petites bottes de cuir (en était en janvier, je le rappelle et elle venait observer un enfant dont les crises se passaient à l'extérieur), elle a fixé un autre rendez-vous... l'enfant était passer à un autre niveau, de l'anxiété à l'hyperactivité... lorsqu'elle est venue la seconde fois (en février), il était en transition et passait de la phase recluse à la phase d'extériorisation (qui devint excessive par la suite) donc pas de note particulière de sa part au dossier... il devait être revu par le psychiatre... on est en avril... je n'ai toujours pas de nouvelles ... l'enfant va beaucoup mieux, mais le trouble est là (latent) je le sais parfois je le vois retourner à des comportements obsessifs... j'ai pris la décision de ne pas renouveller pour l'automne... c'est mon deuxième cas de troubles dans la garderie et le seconde c'est pareil je lui ai demandé de quitter... une garderie privée n'est pas équipée pour recevoir ce type d'enfant s'il t'épuise ne renouvelle pas, c'est mon avis... moi j'ai payé de ma poche pour avoir de l'aide pour l'enfant, j'ai lu, demandé des informations à des professionnels, tout mon environnement a été mis à contribution pour aider, mais au résultat, c'est aux parents qu'il revient de prendre les mesures qui s'imposent et dans mon cas, j'ai eu le sentiment d'exagérer les évènements... dans les deux cas d'enfants, les parents d'abord coopératifs ont commencé à trouver envahissant les conseils et commentaires de ma part... réflexe sûrement naturel, mais combien dévalorisant de négation de la problématique... je me suis rendu compte que tout le temps de rencontre, de conversation téléphonique, d'interrogation, de réflexion commune pour des plans d'actions... tout ça ne comptait pas... dès qu'il s'agit d'investir du temps pour faire des exercices avec l'enfant... ils décrochent, disent que c'est autre chose, qu'il est seulement caractériel, etc. ils veulent une solution miracle, instantanée et surtout qui n'exige pas de temps de leur part (bien sûr à tous les parents qui ont des enfants à problème particulier qui se sentiront injustement visés par cette affirmation, je vous dis que si vous avez reconnu que votre enfant avait un problème et que vous vous êtes investi d'une quelconque façon vous n'êtes en aucun cas concerné ici) Si un parent ne s'investit déjà pas dans la démarche de développement de son enfant, il ne le fera pas plus avec tes conseils... au mieux ils te responsabiliseront des problèmes de leur enfant ou diront que c'est toi qui a un problème... c'est plate à dire, mais tu ne peux sauver tout le monde ... j'ai de la peine pour les deux enfants que j'aime profondément que je lâche, mais j'ai ma propre famille, ma santé ... etc... Bon courage...
j'ai oublié de dire qu'avec les démarches pour faire voir l'enfant, je pensais pouvoir l'aider, mais total rien de ce côté... j'espérais qu'ils lui trouvent une place en milieu spécialisé ou dans un cpe où il y a les services:rien. Deux observations qui sont restées à ce jour stériles.
Ce qui est dommage, c'est que tu n'as pas d'observations antérieures (d'autres garderies) pour te faire une tête non plus. À quelque part, peut-être qu'il réagit à l'arrivée de sa petite soeur (régression, notamment pour la propreté à la maison). Mais même là, dans ce que tu rapportes comme situation, il y a deux choses: il y a eu des améliorations sur certains aspects depuis le début de la fréquentation (donc la stabilité, la stimulation, etc. serait efficace sur ces comportements là); mais il y aurait autres choses sur lesquelles la stimulation et la stabilité n'ont pas eu d'impacts (les apprentissages par exemple).
Marilynt86
06/04/2011, 22:42
Oui j'aurais bien aimé avoir des observations antérieures j'aurais pu me faire une idée ca me porte d'ailleurs a me demander lorsqu'un enfant a malheureusement été expulsé(ouf je n'aime pas ce mot) de plusieurs garderies croyez vous que le parent le dit a la nouvelle garderie ou ils font semblant que vous êtes la première garderie en ayant peur que vous ne l'acceptiez pas??Cette expérience me porte a réfléchir a peut-être d'affilié ils doivent avoir du soutien j imagine des professionnels pour les aidés dans des cas plus compliqués??Au privé si les parents ne sont pas réceptifs je ne connais aucun aide et surtout une aide assez rapide pour ne pas m'épuiser.... Ouf la ca ne fais que 4 mois et je rush j essaie et j essaie mais je suis seule a ramer...merci les filles pour vos avis c'est respectueux et compréhensif ca l aide de se libérer un peu entre nous:)