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Calico77 15/06/2013 09:43

Mon papa
 
Sur un ton plus léger...(presque!)

Voici un texte que j'ai écris il y a quelques temps et que je partage pour la fête des pères.

Mon papa

Petite, tu étais mon idole, mon héro. Je voulais me marier avec toi. Tu étais si grand ! Tu ne jouais pas avec moi, tu ne m'habillais pas, ne me coiffais pas. Tu ne me traitais pas de princesse, ne me disais pas de mots tendre et tu ne me faisais pas trop de calins. Mais, tu m'amenais avec toi au parc, ou chez McDo en vélo pour manger un sundae. Tu me montrais toutes cortes de choses, m'apprenait tout. Avec toi, je me sentais importante car tu répondais à toutes mes questions par des vraiens réponses. Tu m'as donné l'amour de l'art et des mots. Tu m'as donné envie d'apprendre, d'étudier, de connaître. Tu m'as transmis ton don artistique. Oui, tu critiquais mes dessins, te moquais parfois, ce n'étais jamais parfais, jamais assez beau. A cause ou grâce à ça, je me suis surpassé pour te plaire.

un jour tu es resté pantois devant une de mes oeuvres, tu as juste dis : c'est très bien. J'étais folle de joie. Je t'avais impressionné, moi ! Tu étais fier, ça paraissait.

tu étais un papa sévère. Les règles étaient strictes. Je n'aimais pas que tu sois fâché contre moi, alors je faisais de mon mieux. Tu as été élevé par un papa strict toi aussi. Quand tu étais petit, vous étiez presque pauvre. Vous ne faisiez pas les difficile sur la nourriture. Comme vous étiéz nombreux dans une maison petite, la discipline était importante. C'était comme ça à l'époque, dans les années 50. Tu en as gardé de l'insécurité. Les seuls outils que tu avais pour nous élever, c'était les valeurs que t'avaient transmises tes parents.

Je t'en ai souvent voulu. A l'adolescence, je me suis rébellé. On ne pouvait pas être dans la même pièce sans se prendre àla gorge (figuré, hein!). La dernière claque sur la cuisse, je te l'ai remise au visage. Tu es devenu tout rouge, tu n'as pas dis un mot. On ne s'est pas parlé pendant des jours. J'avais 19 ans. Ma mère, au désespoir, n'y pouvait rien. Puis, chose incroyable, tu t'es excusé. Excusé de m'avoir tappé, excusé de t'être emporté. Tu t,es montré vulnérable, toi, mon roc, mon papa dur et inflexible, tu pleurais. On s'est pardonné mutuellement.

Quand je suis partie de la maison, tu as fait l'homme fort qui ne pleure jamais, tu as joué l'insensible, mais je savais que tu étais nerveux et triste et inquiet. Je vieillissais, je te comprenais mieux, je réalisais enfin qu'on se ressemblait tellement que ça faisais des frictions. Mais là, j'aurais voulu rester ta petite fille, revenir à la maison !

A mon mariage, tu n'aimais pas l'élu de mon coeur mais tu m'as soutenu et tu m'as donné le bras, ému. tu n'as jamais remis en question mes choix, avant ou après. Jamais. Tu m'as toujours soutenu. Toujours. Même après, même au divorce, même avec tout ce qui s'est passé. Tu m'as vu démolie, à terre et jamais tu ne m'a critiqué ou dis : Je te l'avais dit. Tu m'as relevée. Avec ton sens de l'humaur un peu caustique, tu m'as fait sourire. Malgré ta perpétuelle insécurité financière, tu m'as aidée avec mon loyer, mes dettes. Tu m'as remise sur pied, sans te plaindre, sans jamais me laisser croire que j'étais un fardeau.

tu en as vécu de dures par la suite, mais tu t'es toujours relevé, toi aussi. C'est toi qui m'a appris qu'on se relève toujours, peu importe les coup durs de la vie. J'ai vu que malgré tes faiblesses, tu étais fort. le plus fort, c'est mon père !

Puis, à la naissance de mon fils, tu es venu me voir à l'hôpital, avec des fleurs, tu as pleuré. Tu étais fier, ça se voyait ! J'étais fière moi aussi. Fière de voir que mon papa, avec le temps, laissait voir ses émotions, acceptait la tendresse, montrait tout son amour.

Aujourd'hui, je sais tout ce que je te dois. L'intelligence, le goût d'apprendre, le dessin et la peinture, l'humour, la force mentale, la faculté de surmonter les épreuves, la valeur de l'argent et du travail, l'honnêteté, la confiance, le respect, l'engagement, l'amour de la famille.

Papa, tu es toujours mon idole et mon héro. Je t'aime

Ta petite fille

Rita 15/06/2013 11:35

quel beau texte touchant et plein d'amour:wub:

ptitebibite 15/06/2013 12:23

C'est vraiment très beau. Tu en as de la chance d'être proche de ton père comme ça.

YING YANG 15/06/2013 12:27

Bonjour:cries_tears: Calico77:cries_blows:
Pas trop souvent ok:D
Je suis contente pour toi que tu es ces souvenirs en mémoire.
Je trouve ta façon de l,exprimer superbe.
Par contre pour ma part :cries_tears: j,en veux un papa comme ça.
Bonne journée et merci pour le partage:glomp::flower:
Citation:

Envoyé par Calico77 (Message 443591)
Sur un ton plus léger...(presque!)

Voici un texte que j'ai écris il y a quelques temps et que je partage pour la fête des pères.

Mon papa

Petite, tu étais mon idole, mon héro. Je voulais me marier avec toi. Tu étais si grand ! Tu ne jouais pas avec moi, tu ne m'habillais pas, ne me coiffais pas. Tu ne me traitais pas de princesse, ne me disais pas de mots tendre et tu ne me faisais pas trop de calins. Mais, tu m'amenais avec toi au parc, ou chez McDo en vélo pour manger un sundae. Tu me montrais toutes cortes de choses, m'apprenait tout. Avec toi, je me sentais importante car tu répondais à toutes mes questions par des vraiens réponses. Tu m'as donné l'amour de l'art et des mots. Tu m'as donné envie d'apprendre, d'étudier, de connaître. Tu m'as transmis ton don artistique. Oui, tu critiquais mes dessins, te moquais parfois, ce n'étais jamais parfais, jamais assez beau. A cause ou grâce à ça, je me suis surpassé pour te plaire.

un jour tu es resté pantois devant une de mes oeuvres, tu as juste dis : c'est très bien. J'étais folle de joie. Je t'avais impressionné, moi ! Tu étais fier, ça paraissait.

tu étais un papa sévère. Les règles étaient strictes. Je n'aimais pas que tu sois fâché contre moi, alors je faisais de mon mieux. Tu as été élevé par un papa strict toi aussi. Quand tu étais petit, vous étiez presque pauvre. Vous ne faisiez pas les difficile sur la nourriture. Comme vous étiéz nombreux dans une maison petite, la discipline était importante. C'était comme ça à l'époque, dans les années 50. Tu en as gardé de l'insécurité. Les seuls outils que tu avais pour nous élever, c'était les valeurs que t'avaient transmises tes parents.

Je t'en ai souvent voulu. A l'adolescence, je me suis rébellé. On ne pouvait pas être dans la même pièce sans se prendre àla gorge (figuré, hein!). La dernière claque sur la cuisse, je te l'ai remise au visage. Tu es devenu tout rouge, tu n'as pas dis un mot. On ne s'est pas parlé pendant des jours. J'avais 19 ans. Ma mère, au désespoir, n'y pouvait rien. Puis, chose incroyable, tu t'es excusé. Excusé de m'avoir tappé, excusé de t'être emporté. Tu t,es montré vulnérable, toi, mon roc, mon papa dur et inflexible, tu pleurais. On s'est pardonné mutuellement.

Quand je suis partie de la maison, tu as fait l'homme fort qui ne pleure jamais, tu as joué l'insensible, mais je savais que tu étais nerveux et triste et inquiet. Je vieillissais, je te comprenais mieux, je réalisais enfin qu'on se ressemblait tellement que ça faisais des frictions. Mais là, j'aurais voulu rester ta petite fille, revenir à la maison !

A mon mariage, tu n'aimais pas l'élu de mon coeur mais tu m'as soutenu et tu m'as donné le bras, ému. tu n'as jamais remis en question mes choix, avant ou après. Jamais. Tu m'as toujours soutenu. Toujours. Même après, même au divorce, même avec tout ce qui s'est passé. Tu m'as vu démolie, à terre et jamais tu ne m'a critiqué ou dis : Je te l'avais dit. Tu m'as relevée. Avec ton sens de l'humaur un peu caustique, tu m'as fait sourire. Malgré ta perpétuelle insécurité financière, tu m'as aidée avec mon loyer, mes dettes. Tu m'as remise sur pied, sans te plaindre, sans jamais me laisser croire que j'étais un fardeau.

tu en as vécu de dures par la suite, mais tu t'es toujours relevé, toi aussi. C'est toi qui m'a appris qu'on se relève toujours, peu importe les coup durs de la vie. J'ai vu que malgré tes faiblesses, tu étais fort. le plus fort, c'est mon père !

Puis, à la naissance de mon fils, tu es venu me voir à l'hôpital, avec des fleurs, tu as pleuré. Tu étais fier, ça se voyait ! J'étais fière moi aussi. Fière de voir que mon papa, avec le temps, laissait voir ses émotions, acceptait la tendresse, montrait tout son amour.

Aujourd'hui, je sais tout ce que je te dois. L'intelligence, le goût d'apprendre, le dessin et la peinture, l'humour, la force mentale, la faculté de surmonter les épreuves, la valeur de l'argent et du travail, l'honnêteté, la confiance, le respect, l'engagement, l'amour de la famille.

Papa, tu es toujours mon idole et mon héro. Je t'aime

Ta petite fille


guyloue 15/06/2013 22:17

très beau message d`amour à ton père
tu en a de la chance

moi je m`ennuie du mien,
il nous a quitté beaucoup trop tôt.


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