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voici un article qui explique tout -
10/06/2010, 07:07
Des responsables de services de garde en milieu familial, qui s'occupent de dizaine de milliers d'enfants chaque jour au Québec, ont brandi mercredi un vote de grève afin de presser le gouvernement de répondre à leurs demandes, dans le cadre de la négociation de leur première convention collective.
Exaspérées de voir les négociateurs patronaux tergiverser, les 12 000 responsables, affiliées à la Centrale des syndicats du Québec, ont voté à 92 pour cent pour des périodes de grèves graduelles qui pourront culminer jusqu'à une journée complète de fermeture de leur service.
La première vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot, a déploré que les représentants du gouvernement n'aient encore déposé aucune offre complète, même si les représentants syndicaux ont présenté leurs demandes.
Mme Chabot les a enjoint à le faire d'ici la mi-juillet et entre-temps les représentantes pourraient exercer leur droit de grève, en commençant par une fermeture de deux heures.
Selon Mme Chabot, les syndiquées qu'elles représentent gagnent en moyenne 15 000 $ net par année pour une moyenne de 60 heures de travail par semaine.
Les responsables de services de garde en milieu familial demandent un régime d'assurance complémentaire, un régime de retraite, et des congés payés, ce à quoi elles n'ont pas droit actuellement.
7000 enfants
En Estrie, les RSG s'occupent d'environ 7000 enfants. Si rien ne bouge d'ici à la mi-juillet aux tables de négociations, les milieux familiaux pourraient réduire leurs heures d'ouverture.
«On débute par deux fois des réductions d'heures de service d'ici mi-juillet», explique Marlène Carbonneau, présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM-Estrie). Le plan de mobilisation prévoit aussi une demi-journée et une journée de fermeture au cas où il n'y aurait pas d'avancée.
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