Le calendrier d’introduction pour les enfants à risque est devenu optionnel
Selon la dernière publication scientifique de l’académie américaine de pédiatrie on confirme le fait que, passé
l’âge de 6 mois, il n’y a pas de preuve évidente que l’introduction plus tardive des aliments connus comme
« allergènes » puisse empêcher l’apparition d’allergies alimentaires dans la vie d’une personne.
Deux options s’offrent aux parents :
1. La première option est de suivre les mêmes recommandations que pour la population générale, soit
débuter l’introduction des solides à 6 mois et modifier la diète de l’enfant seulement s’il y a déclaration de
symptômes d’allergie.
2. La seconde option, est de retarder l’âge d’introduction des aliments les plus allergènes. Bien qu’on ne
puisse parler de prévention des allergies, cette option est tout de même envisageable. On peut, en fait,
souhaiter contourner momentanément le développement de manifestations allergiques. Si des allergies
surviennent, elles le seront à un âge où il sera plus facile de communiquer avec l’enfant et de détecter
ses malaises, même légers (comme des picotements dans la bouche), et cela avant l’arrivée de réactions
plus graves.
Est-ce que retarder l’introduction de certains aliments allergènes pourrait être
néfaste?
En prévention des allergies :
Il n’y a pas encore assez d’évidence afin de dire que de retarder l’introduction d’allergène augmente le risque
pour le développement de cette allergie.
Pour la qualité nutritionnelle :
La principale préoccupation est de conserver une diète équilibrée en réduisant au maximum les restrictions
alimentaires. Le calendrier représente un outil qui propose à la fois une diète équilibrée et le retard d’introduction
de certains aliments plus allergènes. Il sera révisé au fil des années et des évidences scientifiques. Il doit aussi
être ajusté par une diététiste ou un médecin dans les cas où les mères qui allaitent ne prennent pas certains
aliments comme le poisson ou d’autres sources d’oméga-3 ou chez les enfants qui ont déjà des restrictions
alimentaires. Les cas d’allergies doivent donc être évalués et l’ordre d’introduction réajusté au besoin.
source :
http://www.aqaa.qc.ca/_library/image...ts251108_1.pdf