J'aimerais apporter mon point de vue à cette situation.
Bon, je crois qu'en voulant devenir RSG, nous devons assumer (et accepter) le fait que nous faisons 50 heures par semaine + les heures en dehors des heures d'ouverture. C'est beaucoup pour peu, peut-être. Mais nous avons CHOISI d'exercer ce métier, nous avons choisi que celui-ci soit notre gagne-pain, malgré le ratio nombre d'heures/salaire plus élevé que plusieurs autres métiers. Nous le savions en prenant la décision. N'oublions pas tous les avantages!! Mais avons-nous le droit de chialer? Oui!! Je ne connais pas beaucoup de personnes qui ne disent JAMAIS un mot sur leur métier. En vous lisant, je me rends compte que rares sont celles qui chialent contre les enfants, ce sont plutôt les variables entourant le métier qui les mettent en rogne: nombre d'heures élevés, peu de reconnaissance, difficultés à se faire payer, etc. Mettons ça dans un autre contexte, prenons l'exemple des infirmières: celles-ci ont choisi d'étudier dans ce domaine. Elles aiment le contact humain, l'aide qu'elles apportent à autrui, etc. Pourtant, on entend surtout les infirmières se plaindre de leur travail: conditions de travail, convention collective, etc. Mais plusieurs d'entre elles nous reçoivent avec un grand sourire, sans se rendre compte que, peut-être, une heure auparavant, elle se plaignait avec une collègue!! Alors, ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas parce que plusieurs rsg chialent qu'elles n'aiment pas leur travail et devraient lâcher. Non! Sauf que lorsque le nombre de temps à chialer est plus grand que le nombre d'heures à vanter son travail ou que le sentiment d'être malheureux et plus grand que celui d'être heureux, il est temps de se poser la question: Devrais-je continuer? Puis-je apporter des changements pour apprécier davantage mon travail? Voilà le 2e point que je veux apporter: En tant que travailleure autonome, la RSG a le droit de choisir son horaire, de choisir ses parents, bref c'est elle LA BOSS! Alors, si celle-ci veut diminuer son nombre d'heures et de jours hebdomadaires, si elle prend ses rendez-vous lors de ses heures d'ouverture, elle a le droit. Elle prend des choix qui lui plaisent pour s'apporter une qualité de vie à ELLE! C'est différent d'une personne à l'autre. Maintenant, je suis d'avis avec Carole: oui, il faut vivre pour soi, s'écouter et tout, mais il faut tout de même faire preuve d'empathie envers les parents qui devront se débrouiller. Oui, qu'elle les effectue ses changements, mais elle aurait pu laisser un délai plus grand aux parents. Je ne sais pas si elle se sent mal d'agir de la sorte, mais moi je le serais. Je serais contente pour le nombre d'heures diminué et une semaine plus petite, mais je me sentirais petite dans mes shorts de laisser les parents ainsi. C'est mon point de vue!
Concernant les maladies, j'y vais avec la gang: nous avons plusieurs enfants à notre charge + nous-mêmes et notre famille. Nous ne pouvons pas prendre la chance que plusieurs tombent malades. Si nous, nous tombons malades, on prive tous les parents du service. Je comprends toutefois le point de vue de minou000: tu te fais appeller, tu dois avertir ton patron de ton départ, celui-ci te chiale après, tu arrives au sdg et tu vois ton enfant tout rayonnant! Euh, ai-je enduré tout ce chialage pour rien?? Mais ce "rien" aurait pu être bien pire. C'est ça qu'il faut se mettre en tête. Aussi, ce n'est pas tous les parents qui peuvent quitter leur emploi rapidement. Parfois, en restauration, tu n'as même pas le temps de passer un coup de téléphone pour appeller la personne ressource en cas d'absence. Moi, j'ouvre le 2 août. Je comptais administrer l'acétaminophène et attendre une heure pour voir l'état de la situation (concernant la fièvre). Parfois, la fièvre passe. Mais bon, on a tous notre seuil de tolérance et la propagation des bactéries se fait tellement rapidement qu'on ne veut prendre aucune chance.
Je n'argumenterai pas sur le fait que la rsg doit trouver un solution de rechange pcq elle s'est blessée et que le parent vient d'avoir un bébé... Que faisions-nous autrefois quand nous avions des familles de 10 enfants?
Je crois avoir fait le tour de ce que je pensais... Il faut que les parents cessent de voir la rsg comme responsable de tout. Ce n'est pas elle, le parent!!! Et nous, rsg, mettons-nous un peu à la place du parent... Mais pas à notre détriment! Bref, parent et rsg doivent être heureux ensemble
