Discussion: Bébé non prévu
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Félys
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Pamiloup, la seule chose importante, c'est d'écouter ton coeur.

Il y a longtemps, je me suis retrouvée enceinte. Je venais tout juste de reprendre des études, j'avais 22 ans. J'ai écouté la voix de la raison; je savais que j'allais être seule, sans formation, sans emploi, et que je devrais abandonner mes études. C'est avec un déchirement intérieur vraiment profond que j'ai interrompu ma grossesse. Durant des années, j’ai bien souvent levé au ciel des yeux pleins de larmes en pensant à cette petite vie qui poussait en moi mais que j'avais choisi d'éteindre... Huit ans plus tard, exactement le même jour que mon avortement, j'ai eu un résultat positif à un test de grossesse. J'étais sans emploi et presque sans revenu, mais il était évident pour moi que je ne poserais jamais ce geste une seconde fois. JAMAIS. Le père, qui s'était toujours prononcé vivement contre l'avortement, m'a dit qu'il comprenait maintenant pourquoi tant de gens préfèrent se laisser le choix... la suite de l'histoire avec cet homme, je l'ai largement racontée dans un autre post et je ne remettrai pas ça ici.
Ma grossesse et ma maternité, je les ai vécues sans conjoint, mais je n'étais pas seule pour autant. C'est certes différent, mais la famille et les amis sont précieux, et dans mon cas, beaucoup plus aidants et de bien meilleure compagnie pour moi et l'enfant que l'individu qui l'a engendré. J'ai été sur l'aide sociale, j'ai bénéficié du programme OLO, et beaucoup d'aide et de ressources sont disponibles par l'intermédiaire du CLSC de ton secteur. Les programmes gouvernementaux d'aide financière aux enfants peuvent aussi être très généreux dans plusieurs cas. Aujourd'hui, bien tout n'aille pas pour le mieux, je n'en suis pas moins heureuse avec mon petit homme, qui fait mon bonheur et ma joie, et je profite de chaque beau moment, grand ou petit, pour me rappeller qu’il n'y a rien au monde qui vaille les yeux émerveillés de mon enfant découvrant la vie, rien qui vaille une petite main soyeuse caressant mes cheveux de maman avec le regard de l'amour inconditionnel.
Peu de temps après sa naissance, j'évoquai avec ma mère le douloureux souvenir de mon petit ange éteint. Elle a montré mon petit garçon et m'a dit; ''Regardes, c'est ton ange, il est revenu''! J'ai éclaté en sanglots. Cette pensée, bien qu'irréelle, avait quelque chose d'infiniment réconfortant pour mon coeur blessé, et mes pleurs manisfestaient un peu la fin de cette douleur qui m'avait suivi si longtemps.
La morale de cette histoire c'est que, comme moi, tu peux regretter un avortement, mais je ne crois pas que tu puisses regretter un enfant, surtout si ton coeur le désire. Et avec un peu de chance, comme dans quelques unes des histoires racontées ici, le papa finira par se remettre du choc de la nouvelle et sera à vos côtés. Dans le cas contraire, tu t'en sortiras très bien quand même, comme beaucoup d'autre l'ont fait avant toi.
Alors je me répète, écoutes ton coeur, fais de ton mieux, et tout ira bien.
Bon courage! Je te souhaite tout le bonheur du monde!
   
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