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15/09/2011, 14:39
Avant 18 mois, j'essaie de coucher les petits dans des parcs dans mes chambres.
De cette façon chaque petit est seul et prend le sommeil qu'il a besoin sans déranger les autres. J'utilise pour ça les chambres de mes grandes qui sont à l'école et qui reviennent seulement après la sieste, donc cela ne dérange personne. Er comme ils sont dans un parc, la chambre ne présente pas de danger pour eux.
Lorsqu'ils sont capables de sortir du parc... là c'est une autre affaire. Alors j'informe le parent que dorénavant les dodos se feront avec le groupe, sur de petits matelas comme en CPE. J'explique mes trucs pour que l'enfant reste couché si le parent s'inquiète (genre : musique, sa doudou, le flatter, me coucher près de lui, etc). J'informe que généralement au bout de quelques jours tout est en ordre, se passe bien et que la transition est terminé (bravo bout-d'chou !!).
Par écrit, c'est toujours un peu délicat car il nous manque l'intonation et les éléments on-verbaux (soupir, regards...) qui jouent un rôle important sur comment on reçoit les mots employés !! Essaie de mettre des émotions sur les critiques de la mère et parle au «je» (je me sens agressée, je suis chez-moi et je respecte les normes, dites-moi si je me trompe mais vous semblez anxieuse, etc)
Pour les plantes, j'ai déjà eu une liste de plantes dont les feuilles pouvaient être toxiques (je me souviens pas trop de toute la liste, mais je me souviens que les feuilles de plant de tomate sont toxiques !! J'étais surprise et un peu peiné car j'en faisais pousser avec les amis !!) Peut-être simplement vérifier cela et confirmer à maman que rien n'est dangereux dans tes plantes... au pire tu auras des dégâts de terre... mais ça fait partie du métier comme on dit et de l'apprentissage de l'enfant (ne pas toucher , il y a des interdits dans la vie et c'est bien qu'ils en apprennent à petites doses).
Parfois, parce qu'on est de l'intérieur... on ne voit pas tout non plus ! Quand un parent m'indique que quelque chose le dérange... je lui dis d'abord que je fais réfléchir à son commentaire. J'insiste pour qu'ils me disent des commentaires constructifs et non des critiques. Je réfléchis ensuite et je vois si je suis d'accord ou non, si je peux modifier et m'adapter ou non. Puis , j'informe le parent de ma décision, du délai s'il y a lieu que je vais prendre pour adapter... Lorsque je ne suis pas en accord, j'essaie d'expliquer le pourquoi. C'est tout un processus de négaciation, c'est parfois difficile à recevoir, mais j'essaie de ne pas prendre cela personnel.
Mais je suis aussi humaine... et les parents ont parfois des façons...
c'est pour cette raison que je ne réponds pas sur-le-champ aux commentaires des parents. Je prends le temps de réfléchir... mais aussi de digérer la critique d'en trouver le commentaire afin de pouvoir décompresser avant de réfléchir !!
C,est ma façon d'agir et d'être professionnelle. Oui, je suis chez-moi, mais je ne suis pas sans faille, je n'ai pas la science infuse... alors j'essaie de prendre les commentaires des parents pour ce qu'ils sont : des opportunités de réflexion, de changements, d'amélioration ou de raffermissement de mes valeurs-positions-opinions.
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