Discussion: Manque de discipline
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trompette
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Par défaut 23/03/2012, 21:16

Le retrait est loin d'être la solution à tous les problèmes. Il faut surtout encourager les bons comportements. Comme d'autres l'ont dit, séparer les jeux de la garderie des jeux personnelles est essentiel. Si l'enfant de votre rsg fait une crise, c'est qu'elle ne lui a pas permis de prendre le jouet d'un autre. Donc elle est intervenue. De plus, ne pas accorder d'attention à un enfant lorsqu'il est en crise est de loin la solution à privilégier. Je comprends que c'est difficile pour une maman de voir son enfant se faire prendre un jouet mais ça fait partie des apprentissages de la vie en groupe. Les petits enfants ont beaucoup de choses à apprendre et c'est normal qu'un enfant de trois ans refuse de partager et les enfants qui ne passent pas par cette étape n'existent pas. Selon, le guide À nous de jouer voici comment intervenir :

Définition
Un enfant qui refuse de partager ne permet pas à ses camarades d’utiliser le matériel de
jeu ou les jouets qu’il emploie ou qui se trouvent à proximité de lui. Il dira par exemple
aux autres enfants que tous les blocs sont à lui, même s’il n’en emploie que quelquesuns.
Quoi faire ?
l Modifiez l’environnement matériel de façon à faciliter le partage.
Il est important de prévoir un matériel abondant. Les enfants partagent plus
facilement quand ils ne se sentent pas constamment contraints de défendre leur
espace et leur matériel.
l Aidez systématiquement l’enfant à apprendre pourquoi il faut accepter de
partager et de quelle manière on doit le faire.
La surveillance exercée par les adultes est un facteur contrôlable qui permet de
faciliter le partage. Lorsque chaque enfant dispose d’un matériel distinct, comme
un casse-tête, la question du partage ne se pose pas; par contre, lorsqu’il s’agit
de faire une construction avec des blocs ou de réaliser un collage avec des
éléments mis à la disposition de tous, l’intervention d’un adulte s’avérera sans
doute essentielle.
Structurez les situations où l’enfant est appelé à faire l’expérience du partage.
Par exemple, peu de temps après le début d’une activité, prenez l’enfant par la
main et emmenez-le vers un autre enfant, puis dites à ce dernier : « Est-ce
qu’on peut jouer avec toi? Nous aimerions partager le jouet avec lequel tu
t’amuses. » Restez auprès des deux enfants pendant quelques minutes. Faites
plusieurs commentaires au sujet du partage et du plaisir qu’il procure. Mettez
l’accent sur la valeur positive du partage.
l Renforcez le partage spontané.
Complimentez l’enfant chaque fois qu’il accepte de partager les choses avec
d’autres. Il importe de montrer à l’enfant que vous appréciez son comportement.
l Réglez le cas où l’enfant refuse de partager.
La façon dont vous réglerez la situation aura un effet considérable sur l’attitude
future de l’enfant à l’égard du partage. Il importe donc de présenter le partage
comme une expérience positive. Chaque fois que l’enfant refuse de partager
quelque chose avec un pair, faites ce qui suit :
1. Approchez-vous des deux enfants et dites « Qu’est-ce qui ne va pas? »
2. Reformulez tout haut le problème décrit par les enfants. Dites par
exemple : « Luc, tu aimerais avoir quelques-uns des moules pour
découper la plasticine. Et c’est toi, Marc, qui les avais le premier. Et tu
veux les garder, n’est-ce pas? Je me demande comment on pourrait
arranger tout ça. »
3. Encouragez les enfants à vous aider à trouver des solutions.
Encouragez surtout celui qui refuse de partager. Si l’un d’entre eux a
une bonne idée qui amène une solution acceptée par les deux,
complimentez-les pour leur bon comportement.

Renseignements utiles
l Le refus de partager est caractéristique d’un certain stade du développement de
la plupart des enfants.
l Les petits de deux ou trois ans ne partagent pas spontanément.
l L’enfant de deux ans doit d’abord faire l’apprentissage de ce qui lui appartient,
c’est-à-dire du « ce qui est à moi ». Ce n’est que plus tard qu’il lui faudra
comprendre que son camarade a, lui aussi, des choses qui sont « à lui ». La
compréhension de la notion de propriété est nécessaire à l’apprentissage du
partage.
l Les enfants s’attachent parfois à un objet sécurisant, par exemple un animal en
peluche, une poupée, une couverture. Il ne faut pas leur demander de le
partager. Au contraire, l’adulte doit au besoin protéger le droit d’un enfant à la
possession exclusive d’un tel objet.
l Pour qu’un enfant accepte de partager avec d’autres, il faut d’abord qu’il
éprouve un sentiment de sécurité en ce qui concerne les objets qui lui
appartiennent. En d’autres termes, il faut qu’il soit certain que ces objets sont et
seront toujours à lui, même si quelqu’un d’autre s’en sert.
l Les choses se compliquent lorsque l’enfant va dans un service de garde, où, à
peu d’exceptions près, les choses n’appartiennent pas à un individu en
particulier, mais à tout le monde.
l À partir de l’âge de trois ans et demi ou quatre ans, les enfants doivent s’exercer
à partager.
l Les enfants de quatre ou cinq ans doivent reconnaître que les autres ont aussi
des droits. L’enfant n’apprend à partager que s’il s’y exerce et s’il y est aidé par
les adultes.


J'ajouterais que ce n'est pas dans le coin retrait que l'enfant apprendra à partager. Tant que la sécurité des autres enfants n'est pas compromise, il n'y a aucune raison d'isoler un enfant.
   
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