Discussion: Pétition garderies
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ticastor
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La garderie pour tous
Que faire alors, pour mieux préparer les enfants? Il faut leur enseigner très tôt à vivre les uns avec les autres, et répondre le plus possible à leur besoin de stimulation, croient les deux enseignantes. La fréquentation par tous d’une garderie avant d’entrer à la maternelle serait un grand progrès. Car c’est justement l’un des objectifs des services de garde que de préparer les enfants à la vie en collectivité. Le problème est que, encore l’année dernière avec environ 205 000 places en garderie «à 7 dollars», seulement 53% des enfants de moins de 5 ans ont eu droit au précieux sésame...


Pire, les enfants issus de milieux défavorisés, qui sont les plus prédisposés à entrer mal préparés à l’école, sont aussi ceux qui fréquentent le moins les services de garde. «Les familles les plus pauvres ont un accès gratuit à ces services à mi-temps, mais de tels horaires ne conviennent pas toujours aux garderies qui, du coup, ne priorisent pas leurs enfants», regrette Christa Japel. Et même quand des places leur sont offertes, les parents n’ont pas toujours envie de les utiliser. Soit qu’ils n’en ont pas besoin — un adulte reste à la maison —, soit que, situation plus délicate, ils éprouvent une certaine défiance vis-à-vis du réseau. Dans son plan Réussir, la Commission scolaire de Montréal propose d’étendre les classes de prématernelles pour les 4 ans à toutes les écoles afin d’y attirer notamment ces familles. «C’est un moyen d’aller chercher le plus possible d’enfants pour les préparer au primaire», espère Diane de Courcy.

Rehausser la qualité des garderies
Mais il faudra davantage. Le réseau québécois des garderies subventionnées a beau faire la fierté de nos gouvernements successifs, «la qualité des services reste un autre gros problème, et le développement des enfants n’y est pas toujours favorisé», considère Christa Japel, qui a enquêté à ce sujet en 2005 avec ses confrères Richard Tremblay et Sylvana Côté, de l’Université de Montréal. Si les CPE s’en sortent le mieux, avec un faible 6% jugés de qualité inadéquate, les garderies en milieu familial, qui comptent à elles seules la moitié des places subventionnées, sont mises en cause, avec seulement 29 % jugées de bonne qualité.

La liste des lacunes observées sur le terrain est longue: «Entre autres, les locaux ne sont pas assez spacieux, et les ratios d’enfants pour une éducatrice sont trop élevés chez les tout-petits, ce qui ne permet pas de répondre à tous leurs besoins affectifs, cite la chercheuse. Des jeux à l’extérieur n’y sont pas quotidiennement programmés. Ou encore, on y trouve parfois de l’excellent matériel, mais qui est complètement inutile pour la stimulation intellectuelle et l’apprentissage de l’autonomie s’il n’est pas rangé par coins d’activité, c’est-à-dire de sorte que les enfants puissent choisir leurs jeux et s’y concentrer pendant une période donnée.» Enfin, il y a la question du dépistage des comportements hors normes, comme ceux qui reflètent une difficulté à communiquer ou encore une violence extrême. «Face à un problème qui les dépasse, les éducatrices sont censées s’en remettre aux CLSC en prenant contact avec un spécialiste, dit Christa Japel. Mais dans la réalité, l’éducatrice en milieu familial qui a reçu tout juste 45 heures de formation sans avoir terminé sa 5e secondaire est souvent démunie, elle ne sait pas comment réagir. De ce fait, elle s’en tient à s’occuper de l’enfant comme elle le peut, et ce dernier grandit avec ses difficultés.»

Des places pour tous en service de garde, plus de moyens pour ces garderies, des éducatrices mieux formées, voilà qui donnerait aux enfants du mini baby-boom un vrai passeport pour l’école, et qui enclencherait pour eux la roue de la réussite scolaire. «Un enfant bien préparé apprendra facilement à lire au premier cycle du primaire, ce qui lui permettra d’apprendre tout aussi facilement en lisant à partir du deuxième cycle», souligne Christa Japel. En fin de compte, l’objectif des 80% de diplômés sera peut-être bel et bien atteint au début des années 2020. Mais il faut viser juste, et vite.
article intégral:http://www.enfantsquebec.com/index.p...1795&Itemid=42

71% des MF jugées comme de mauvaise qualité...

des éducatrices qui n'ont même pas leur secondaire V...

à méditer...


Je ne suis pas une RSG

Dernière modification par ticastor 24/11/2012 à 21:16. Motif: Correction de la statistique
   
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