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Félys
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Par défaut 08/02/2013, 13:25

Pour ma part, j’exprimerai une opinion qui m’est propre, et ce au risque de me faire lancer des tomates!

D’une part, je crois encore qu’un gouvernement puisse respecter certaines de ses promesses électorales dans la mesure où celles-ci sont réalistes et réalisables.
En outre, cette mesure permettra certainement de faire un grand ménage dans le dossier des garderies, qui s’avère un mal nécessaire. Pourquoi? D’abord, parce qu’il y a beaucoup trop de situations où l’on retrouve de l’abus, des cas violence ou de négligence largement couverts par les médias, il dont il a souvent été question sur ce forum, et qui portent atteinte aux services de qualité, quels qu’ils soient.
Ensuite, il apparaît évident que dans beaucoup de régions, les milieux familiaux ont proliférés à grande vitesse depuis deux ans, offrant des services qui dans plusieurs cas ne sont ni adaptés, ni conformes.

Je suis d’avis qu’aucune personne ne devrait s’improviser dans un métier, en décidant du jour au lendemain d’offrir un service, sans expérience, sans formation et sans qualification, qui plus est dans un domaine impliquant des éléments aussi importants que l’éducation, le bien-être et l’intégrité physique et psychologique de nos enfants. Mais attention, en aucun cas je ne prétends ici qu’une RSG sans formation est inapte à opérer un service de garde. Cependant, il m’apparaît raisonnable de supposer que celles qui sont formées sont généralement plus aptes à gérer les situations difficiles ou conflictuelles, et à permettre aux enfants d’évoluer dans un cadre structuré et adapté à l’âge et aux besoins de ceux-ci. Aussi, je considère qu’une personne qui ouvre un SDG « en attendant », pour s’assurer un revenu peu importe les raisons, fait un mauvais choix. À défaut d’être qualifiées, ça devrait minimalement être une vocation pour les personnes qui le font. Et lorsqu’un métier est aussi une vocation, la plupart du temps on s’assure alors d’être outillée en fonction de celui-ci.
Par ailleurs, la plupart des métiers sont règlementés afin d’éviter les situations fâcheuses et de permettre aux utilisateurs d’avoir des recours ciblés en cas de besoin. Il devrait en être de même lorsqu’il s’agit des enfants, spécialement à l’âge où ils sont le plus vulnérables. Pourtant, on se retrouve aujourd’hui avec un mélange incongru de types de services et de possibilités qui ne sont pas régis par les mêmes lois et les mêmes normes. Et à moins d’être très bien informé, il est parfois difficile de s’y retrouver.

Cela dit, en ce qui me concerne personnellement, mon fils fréquente un SDG en milieu familial qui fût privé mais récemment accrédité, et si demain on m’offrait une place en CPE, je la refuserais sans hésitation. Et les raisons en sont bien simples; cette RSG est une personne qualifiée, pour qui son métier est aussi une vocation. Elle aime manifestement beaucoup les enfants, et son milieu et son service sont impeccables. Son attitude se caractérise à la fois par la douceur et par la rigueur, elle est franche, honnête, et ouverte à la discussion tout en étant capable d’être diplomate. Elle a toute ma confiance et je la considère comme une amie.
Nous ne sommes plus à l’époque de familles nombreuses, où maman était à la maison et où les enfants d’une même famille socialisaient entre eux et avec ceux des familles voisines tout aussi nombreuses. Les enfants ont pourtant besoin d’un cadre social qui les rejoint, et je perçois les milieux familiaux comme une alternative aux valeurs traditionnelles; c’est une autre famille qui reçoit des enfants de groupes d’âge différents et qui socialisent ensembles dans un esprit et un cadre familial. Et ces valeurs sont beaucoup plus proches des miennes que n’importe quelle installation. Je dois admettre en toute honnêteté que la conciliation entre l’horaire du travail et celui du MF n’est pas toujours évidente, et qu’aussi le nombre accru de congés risque fort bien de représenter pour moi un casse-tête. Pourtant, les considérations positives précédemment mentionnées prennent sans trop de mal le dessus des inconvénients. Et je suis certaine qu’il y aura toujours des parents qui partageront cette opinion et ces valeurs, et de ce fait, qu’il y aura toujours de la clientèle pour les milieux familiaux.

L’ouverture de beaucoup de nouvelles places subventionnées permettra aux parents d’avoir un véritable choix, et il est évident que le secteur privé en pâtira. Mais il restera toujours de la place pour celui-ci, autant en milieu familial qu’en installation, et ceux qui sauront offrir des services de qualité et qui ajusteront leur offre en fonction de la demande survivront, à n’en point douter.
   
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