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21/09/2013, 13:07
D'après cet article, non seulement il est fort probable que cela soit vrai, mais ça devait être considéré par les propriétaires depuis plusieurs mois. Une garderie privée est manifestement un très mauvais choix d'affaires par les temps qui courent. Beaucoup trop de garderies en installation privée ont vu le jour depuis deux ou trois ans, et dans certains secteurs il y a un nombre considérable de places disponibles, même des places à 7$.
Évidemment, cette manière d'annoncer la fermeture aux parents est extrêmement cavalière. C'est inconsidéré et ça n'a vraiment pas de classe...
«Se sentant mis de côté par le ministère de la Famille, les membres de la Coalition des garderies privées non subventionnées revendiquent le droit de prendre part au prochain appel d’offres du gouvernement Marois, qui devrait être lancé sous peu. Dans le cas contraire, la survie de plusieurs garderies privées non subventionnées pourrait être menacée, selon la Coalition.
Bien que rien n’ait encore été confirmé à cet effet, Prescillia B. Boily, fondatrice et porte-parole de la Coalition, ne s’attend pas à ce que les garderies privées non subventionnées aient le droit de soumissionner pour les 15 000 places à venir en services de garde, si elle se fie à une rencontre qu’elle a eue avec Nicole Léger, ministre de la Famille, en novembre. «Nous lui avons exposé notre réalité et la situation, et elle nous a dit qu’elle comprenait, mais qu’elle devait suivre la ligne du parti», expose Mme B. Boily.
Selon cette dernière, empêcher les garderies privées non subventionnées de soumissionner, c’est «mettre en faillite 600 PME au Québec». Des propriétaires de garderies privées non subventionnées se plaignent en effet de voir leurs installations ne pas être occupées à 100 %. Sans compter qu’ils doivent composer avec des enfants qui migrent vers d’autres services de garde.
C’est le cas de Patricia Alonso, propriétaire avec son conjoint de la Garderie éducative La Sapinière à Mascouche, qui a vu récemment quatre enfants quitter ses installations pour une autre garderie privée. «Imaginez quand ce sera des places à 7 $ qui vont ouvrir», regrette Mme Alonso, qui comprend la position des parents.
«On passe pour les méchants, mais j’ai dû refinancer ma maison pour lancer ce projet, indique celle qui s’est trouvé un emploi pour arriver financièrement. Mon but était de créer une garderie proche de chez nous pour les enfants, mais c’est en train de virer au cauchemar.»
De nombreuses places disponibles
Plutôt que de créer de nouvelles places, la Coalition suggère ainsi de transformer les places non subventionnées en places subventionnées. «Nous n’avons pas besoin de créer plus de 10 000 places du jour au lendemain parce que les places sont déjà là», mentionne la porte-parole, qui estime que sur les 30 000 places qu’offrent les garderies privées non subventionnées au Québec, 10 000 sont inoccupées.
Dans Lanaudière, il y aurait plus de 300 places vacantes, selon elle. Qui plus est, Mme B. Boily a recensé 90 places à 7 $ disponibles en milieu familial dans un rayon de 10 km du bureau du député de Terrebonne, Mathieu Traversy. «Les places qu’on dit être manquantes ne sont pas des enfants qui restent à la maison. Ce sont des enfants qui viennent dans nos installations et qui sont sur les listes d’attente pour des places à 7 $», avance-t-elle, suggérant du même coup que de convertir les places ferait économiser 260 M$ au gouvernement, qui n’aurait pas à construire de nouvelles installations.
Voilà pourquoi la Coalition tente de faire arrêter le prochain appel d’offres. Le 12 février, une fermeture des services de garde aura lieu pour le dépôt d’une pétition visant la conversion des places non subventionnées en places subventionnées.
La ministre «en mode écoute»
De leur côté, les députés de Masson et de Terrebonne, Diane Gadoury-Hamelin et Mathieu Traversy, comprennent la situation des garderies privées non subventionnées et ont rencontré certains membres de leur organisation, mais rappellent qu’ils doivent aussi composer avec la réalité des garderies privées subventionnées, comme celle des CPE. Sans oublier bien sûr les parents.
«Mon objectif est que chaque enfant de la circonscription ait accès à une place, mais une place subventionnée par le gouvernement. Est-ce que ce sera une place privée subventionnée ou en CPE? Nous le saurons au prochain appel d’offres», fait savoir M. Traversy, soulignant que Mme Léger est présentement en «mode écoute» et qu’elle devrait annoncer ses plans sou peu.
«Selon les rumeurs, il s’agirait de 85 % qui seraient consacrés au CPE et 15 % au privé. Pour ce qui est des critères d’admissibilité, nous n’avons pas encore le mot final», ajoute le député de Terrebonne.
En ce qui a trait à la conversion des places que demande la Coalition, il indique qu’il y a plusieurs éléments à observer, dont les critères administratifs de chaque établissement, mais aussi la situation géographique par rapport aux secteurs à desservir, ce qu’évaluera la ministre.
Un risque à prendre
Par ailleurs, le député soulève toute la problématique du nombre d’installations privées qui se sont établies sur le territoire dans les dernières années, ce qui n’aide en rien leur rentabilité. Selon lui, bien que des normes très strictes doivent être respectées lors de l’implantation d’un service de garde, le ministère de la Famille ne peut empêcher une personne de mettre sur pied une garderie privée. L’entrepreneur a donc sa part de responsabilité.
Un aspect que confirme Chantale Cayer, du Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM). «Les propriétaires de garderies privées non subventionnées prennent la décision et le risque de se lancer en affaires. Ils ne peuvent pas ensuite revenir contre le gouvernement pour se libérer de leurs responsabilités», souligne-t-elle.
En date du 19 octobre 2012, on trouvait sur le territoire moulinois 16 CPE, 18 garderies privées subventionnées et 14 garderies privées non subventionnées pour un total de 3 178 places, selon le CLDEM. Quelque 2 000 places étaient aussi recensées en milieu familial. Depuis, 911 places ont été créées.»
Source: http://www.larevue.qc.ca/actualites_...ace-n25516.php
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