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caro1980
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Par défaut 06/09/2014, 14:19

Je suis enseignante au primaire et, personnellement, je n'accorderais jamais de dérogation. J'ai très rarement vu des élèves pour qui cela n'avait eu aucune conséquence négative. Même si l'enfant a hâte d'aller à l'école, cela ne veut pas dire que c'est une bonne chose de l'y envoyer avant. C'est souvent le côté social qui pose problème: conflit avec les autres élèves, manque de maturité... Il faut penser que si à 5 ans la différence n'est pas si importante, quand on a 11 ou 12 ans et que la puberté n'arrive pas en même temps que celle des autres, cela crée des situations ou l'enfant est victime de moqueries. Mes deux grands sont nés en automne et seraient donc admissibles pour une dérogation. Mon fils de 4 1/2 ans aurait d'ailleurs bien aimé commencer cette année. Il compte, reconnaît toutes ses lettres et lit certains mots. Au niveau des apprentissages, il serait capable de suivre. Par contre, s'il commence plus tôt, cela veut aussi dire qu'il commencera le secondaire à 11 ans (avec des élèves de 17) et qu'il devra faire son choix de cégep vers 15-16 ans... Personne ne peut prédire maintenant s'il aura la maturité voulue pour vivre ces étapes aussi jeune. Alors chez nous, nous cultivons l'attente. Il a très hâte et c'est bien comme ça!

Normalement, le psychologue devrait évaluer les capacités intellectuelles, la maturité émotionnelle et la motivation de l'enfant avant de faire ses recommandations. Si l'enfant ne semble pas prêt comme tu le dis, ça paraîtra dans son rapport. C'est vraiment exceptionnel que la commission scolaire accorde une dérogation. Il faut que le rapport soit très clair que l'enfant est en avance d'au moins un an dans toutes les sphères de développement.
   
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