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23/12/2009, 22:25
Pour clarifier un peu vos questionnement, l'enfant n'appartient plus à ses parents mais bien à la collectivité. En ce sens, nous sommes tous responsables de protèger les enfants de notre collectivité, surtout en tant qu'éducatrice ! En effet, en faisant un signalement, plus notre lien avec l'enfant est proche, plus c'est prit en considération. Par exemple, tu appelle en disant que tu es l'amie d'une femme qui t'a dit que sa voisine avait fait telle chose à son enfant, c'est moins crédible que si tu appelles en disant que tu es l'éducatrice de l'enfant et que tu nommes des faits que tu as vue qui font en sorte que tu crains pour la sécurité de l'enfant.
Pour ce qui est des plaintes non fondées, c'est certain qu'il y a un triage lors du signalement. ENsuite, ils envoient des intervenantes de l'équipe de l'évaluation qui eux vont juger si c'est fondé ou non. Si non, le dossier est fermé. Si oui, il y a des recommendations de fait devant la cours (mesure volontaires, involontaires...). Un jugement est rendu et ensuite c'est l'équipe de l'application des mesures qui assure le suivi, veiller à ce que les mesures soient faites.
Pour ma part, j'aurais fait un signalement sur le champs ! Cet enfant démontre en effet des signes de maltraitance et en gardant le silence, ton amie devient complice de ces gestes. Il y a aussi façon de juger si les bleus sont suspects ou non selon plusieurs critères : leurs formes, leurs emplacements, plusieurs bleus à différents stade de guérison. Par exemple, des bleus sur les genous, dans le front ou sur les coudes sont normaux chez les enfants. Mais des bleus au cou, dans le milieu du dos...ça c'est plus louche. Ex : L'enfant a un bleu de la forme d'une boucle de ceinture dans le dos, c'est assez évident !
Elle peut aussi faire un signalement anonyme mais c'est moins crédible. Par contre, c'est mieux que rien. Peut-être regrettera t-elle plus tard de ne pas être intervenue !
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