32k
Garderies à Montréal ou au QuébecDaycare and childcare providers in Canada

Contrôle du forum
S'inscrire FAQ Recherche Messages du jour Marquer les forums comme lus
Précédent   Ma Garderie - Forum > Parents > Parents au quotidien
Parents au quotidien Soin des enfants à la maison, questions et trucs de parents...

Annonces importantes
Bienvenue sur le forum de Ma Garderie, une communauté de plus de 30 000 membres, composée principalement de parents et de responsables de services de garde.

Vous parcourez actuellement notre forum en tant qu'invité, ce qui vous permettra de lire les discussions entre parents et responsables de garderies. Pour obtenir un accès complet au forum, vous devrez vous inscrire. L'inscription au forum est simple et gratuite et permet:
  • De participer aux 45,000 discussions répertoriées sur le forum.
  • De créer de nouvelles discussions pour poser vos propres questions.
  • D'effectuer facilement des recherches parmi les 480,000 messages archivés.
  • De contacter chacun des utilisateurs du forum, directement, par messagerie privée.
  • De discuter en direct avec les utilisateurs du forum, dans notre salle de chat
  • De participer à nos concours...
Alors, n'hésitez pas à vous joindre à nous dès maintenant !

PS: Notez que l'inscription au forum est indépendante des comptes des responsables de services de garde. Ainsi, si vous souhaitez seulement annoncer vos places disponibles, nous vous invitons à vous inscrire ici, et non sur le forum.
 
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
non lus
  (#5)
marie35
Épanoui(e)
 
Statut: Déconnecté
Messages: 140
Remercié: 74 fois, 43 msg
Inscription: mars 2011
Par défaut 06/03/2013, 20:10

Citation:
Envoyé par YING YANG Voir le message
Les durs à cuires... de la maternelle!

Émission du 10 janvier 2008
« La maternelle, c’est la porte d’entrée à l’école. Je dois identifier rapidement certaines difficultés afin de permettre qu’on intervienne très tôt auprès de certains enfants.» Depuis 13 ans, Isabelle Laroche enseigne aux enfants de maternelle. « C’est une période cruciale où il est encore possible de changer le parcours scolaire de certains jeunes en difficulté », poursuit-elle.

Les troubles de l’opposition, un facteur de risque
Chaque année, dans sa classe, Isabelle Laroche compte quelques enfants avec des problèmes de comportement : déficit d’attention, trouble de l’attachement, hyperactivité et troubles de comportement. Les enfants présentant un trouble de l’opposition sont en augmentation. « Ce sont des enfants difficiles à gérer. On les détecte parce qu’ils s’opposent à l’adulte de façon plus intense, plus dérangeante et surtout plus constante que la moyenne des tout-petits. Par exemples, ces jeunes refusent de s’asseoir à la place désignée, de faire l’atelier obligatoire, de partager ou de cesser leurs activités. À la moindre frustration, dès qu’on leur dit « non », ils explosent. » Selon le professeur en adaptation sociale de l’Université Laval, Égide Royer, on observe une recrudescence de ces comportements problématiques à la maternelle depuis quelques années, au point de s’en inquiéter. Leurs habiletés sociales sont souvent déficientes, ce qui les conduit à des comportements agressifs, comme arracher un jouet des mains d’un autre enfant sans égard à ses pleurs de façon répétitive.

Tout un défi pour les professeurs, qui en viennent à ne plus pouvoir leur apprendre quoi que ce soit, constate M. Royer. « La capacité de suivre les consignes environ 8 ou 9 fois sur 10 reste l’un des facteurs importants de réussite au primaire. L’opposition continuelle d’un enfant est un facteur de risque important qui peut entraîner des retards d’apprentissage. » Le trouble de l’opposition peut aussi être un prédicteur de problèmes plus graves.

La psychologue Florence Marcil-Denault poursuit dans le même sens. « Selon des études effectuées auprès d’adolescents délinquants et agressifs, les signes d’agressivité et de perte de contrôle de soi importantes surviennent dès l’école primaire.»

Pourquoi une augmentation du trouble de l’opposition?

Les troubles de comportement sont-ils le fruit de notre époque ou sont-ils simplement plus souvent diagnostiqués? Des collègues avec 35 ans d’expérience à la maternelle m’ont confirmé qu’il y en a toujours eus, rapporte Isabelle Laroche. « La différence c’est que de nos jours, il est exceptionnel de vivre une année où on n’a pas à composer avec au moins un enfant aux prises avec un trouble de comportement grave. »

Égide Royer recense une augmentation de comportements agressifs chez les enfants de la maternelle. Pour chaque classe de 18 enfants, par exemple, au moins deux à trois d’entre eux nécessitent une intervention particulière. « La formation des enseignants n’a pas suivi l’évolution des difficultés de cette nouvelle vague de petits à problème, qui ont besoin d’être mieux encadrés en maternelle. Environ le quart des jeunes enseignants quittent le métier au cours des cinq premières années. Le principal stress est causé par l’enfant qui fugue, qui mord les amis, qui fait des menaces… Il n’en faut qu’un ou deux pour saboter une classe entière. »

Plusieurs spécialistes de l’éducation s’entendent aussi pour dire que l’éducation parentale a souvent un rôle à jouer dans le développement de ces problèmes à l’école. Ce que confirme Isabelle Laroche, elle-même mère. Elle avoue trouver la tâche parentale remplie de défis. « On peut déraper si on a laissé énormément de place à un enfant au point où celui-ci ne se bute jamais à un « non », au point où on doit toujours négocier avec lui. En fait, on remet entre ses mains le pouvoir de l’adulte. Cet enfant a besoin d’un encadrement. Il a besoin d’une routine, de se faire dire « non ».

Des solutions : l’encadrement et la stimulation
Du haut de ses quatre ans et demi, le petit Justin manifeste un trouble de l’opposition depuis l’âge de 18 mois. Déjà, à cet âge, il ne pouvait supporter la frustration. C’est un enfant à qui on donne un pouce et qui ne prend pas un pied, comme la plupart des enfants, mais quinze!, témoigne sa mère, Marie Sylvain. « En contrepartie, on doit instaurer des limites très claires.»

Elle et son conjoint ont finalement trouvé un programme d’intervention dans le bureau de la travailleuse sociale Claire Leduc. Justin consulte maintenant depuis 10 mois. « On pourrait dire que pour un tiers des enfants, l’éducation se fait très facilement, selon Mme Leduc. Un autre tiers se situe dans la moyenne et le dernier tiers présente des difficultés particulières. Pour ces derniers, un encadrement serré est nécessaire pour les aider à se maîtriser. » Quel est leur profil ? Il y a plus de garçons que de filles, ce sont des enfants très éveillés intellectuellement. De plus, ils sont kinesthésiques, c’est-à-dire qu’ils ont un grand besoin de bouger. Il faut répondre à leur besoin de bouger et à celui d’apprendre et d’être stimulé, affirme Mme Leduc. « Je conseille souvent aux parents de les placer en pré-maternelle, ce qui réduit souvent les problèmes de moitié. Et il faut être très conséquent dans notre discipline.»

Être autoritaire ou avoir de l’autorité?

Plusieurs parents manquent aujourd’hui de repères dans l’éducation de leurs enfants. Après des années marquées par l’autoritarisme, on a vu une libéralisation de l’éducation dans les années 70, qu’on a voulu plus permissive et plus axée sur le développement de l’autonomie de l’enfant. « On ne transmet plus le sens des valeurs, de la discipline, de l’organisation, de la volonté et de l’effort depuis deux générations. Il est donc difficile pour les parents d’aujourd’hui de transmettre cet héritage à leurs enfants. » estime Claire Leduc. C’est surtout pour ces parents que la travailleuse sociale et son équipe offrent le cours de « parents entraîneurs » : « Il faut les aider à structurer leur intervention. Ils doivent aussi apprendre à agir de façon appropriée pour aider leurs enfants à bien capter le message. Nous proposons une autorité démocratique dans laquelle un parent communique affectueusement avec son enfant en le rassurant constamment sur le fait qu’il l’aime, mais en exigeant aussi de lui un certain nombre de comportements. De cette façon, on rétablit un équilibre du pouvoir. L’enfant n’est plus un empereur et les parents jouent leur rôle de parents. »

Florence Marcil-Denault fait la distinction entre une approche autoritaire et avoir de l’autorité, ce qui est encore trop confondu, selon elle. « On donne aussi de l’amour en imposant des limites et des conséquences aux gestes répréhensibles. On est souvent tenté de déléguer ce travail difficile à l’école. Plus encore si les deux parents ne sont pas souvent à la maison. Pas facile de punir son enfant quand on ne dispose que de quarante-cinq minutes avec lui. Il faut voir les bienfaits à long terme d’imposer une saine autorité, une façon d’éduquer cohérente et constante. »

L’école, quant à elle, ne peut résoudre les problèmes de ces enfants seule, encore moins si l’on considère le manque de ressources disponibles. « Nous avons du service dans nos écoles, mais à la façon d’une salle d’urgence qui hiérarchise les cas , estime Isabelle Laporte. On trouvera une bonne équipe pour aider un enfant avec de gros problèmes. Mais le filet d’aide qu’on crée ensuite autour de l’enfant n’est pas suffisamment serré. » Des programmes qu’on pourrait implanter dès la maternelle impliquent l’ajout d’un deuxième intervenant dans le groupe, dont on ne dispose pas actuellement, déplore Égide Royer. De même, on n’instaure pas certains programmes déjà existants de prévention: «Nous vivons actuellement un problème d’éthique. Nous savons comment prévenir ces problèmes de comportements, mais nous ne pouvons agir. Il faudra un jour se décider à le faire. »

Ressources
PUBLICATIONS – ÉGIDE ROYER
Comment être le bon parent d’un élève difficile, 135 pages.
Le chuchotement de Galilée : permettre aux jeunes difficiles de réussir à l’école, 180 pages
Comme un caméléon sur une jupe écossaise : comment enseigner à des jeunes difficiles sans s’épuiser, 180 pages.

Claire Leduc, travailleuse sociale
www.parententraineur.com

Portail scolaire sur les troubles de comportement
www.comportement.net

Troubles de l’opposition, Dr Claude Jolicoeur, pédopsychiatre
http://www.deficitattention.info/
Très intéressant à lire...
   
Réponse avec citation
L'utilisateur ci-dessous a remercié marie35 pour ce message:
 


Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous pouvez ouvrir de nouvelles discussions : nonoui
Vous pouvez envoyer des réponses : nonoui
Vous pouvez insérer des pièces jointes : nonoui
Vous pouvez modifier vos messages : nonoui

Les balises BB sont activées : oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : non

Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
Trouble de l'opposition? Pouliche Garderie au quotidien 3 19/11/2012 20:13
Trouble de l'opposition Calico77 Parents d'enfants à besoins particuliers 14 14/10/2012 09:24
Trouble d'opposition Chez Clodie Garderie au quotidien 10 31/07/2012 20:31
Mon enfant me donne du trouble latortue Garderie au quotidien 12 22/03/2012 13:38
Adaptation de mon enfant en MF chez moi i_love_twins Soins des enfants 7 05/12/2008 15:22

Édité par : vBulletin® version 3.6.12
Copyright ©2000 - 2026, Jelsoft Enterprises Ltd. Tous droits réservés.
Version française #13 par l'association vBulletin francophone
vBulletin Skin developed by: vBStyles.com


Quelques conseils...

Si vous trouvez un service de garde dont les places ne sont plus à jour ou plus disponibles, cliquez sur le bouton au dessus des places listées pour nous en informer!
Mises à jour
Nous comptons sur les services de garde pour maintenir à jour les places offertes, mais pour pallier à des oublis, les places disponibles sont retirées après 45 jours.
Votre partenaire
de recherche de places en garderie